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Le parcours singulier d’un futur « serial – restaurateur »

On le dit souvent, pour être restaurateur, il faut être du métier… ou pas. A travers le parcours d’un jeune entrepreneur, nous vous invitons à découvrir que tous les chemins peuvent mener à la restauration… à condition de le faire sérieusement et ne pas brûler les étapes.

Un parcours « hors du commun » pour un restaurateur.

Imad Abbas est né au Liban en 1991. Fils d’un chef cuisinier établi à Nantes et officiant dans un restaurant de spécialités libanaises, il rejoint l’hexagone en 2001. Parlant couramment l’anglais et l’arabe… mais pas un mot de français, il redouble sa 6ème (déjà effectuée au Liban) dans un lycée de la métropole Nantaise, pour acquérir la maîtrise de notre langue. Sa scolarité se poursuit brillamment par un BAC ES suivi d’une licence Economie et Gestion puis un master 1 SG spécialisé en marketing puis un master 2 en stratégie de marque et produits innovants.

Jusque-là pas grand-chose à voir avec le petit monde du CHR me direz-vous…

Sauf qu’Imad depuis ses 16 ans n’a qu’une idée en tête : monter une chaîne de restaurants spécialisés dans la gastronomie de son pays d’origine. Il consacre tout son temps libre à travailler dans divers « petits boulots » et emplois saisonniers pour se constituer un solide apport personnel.

Il aurait pu faire une école hôtelière ou une formation de cuisinier mais il souhaite que ce projet soit un projet familial reposant sur le savoir-faire culinaire éprouvé de son père. Il cherche donc à développer l’aspect gestion et marketing de sa future activité plutôt que de se concentrer sur le métier même.

Depuis 2 ans, il peaufine son projet. Ses études de gestion lui permettent de réaliser lui-même le business plan qu’il construit volontairement pessimiste (NDLR : sans une telle formation, il est impératif de se faire accompagner par un professionnel du chiffre). Il le fait d’ailleurs valider par son contact à la Boutique de Gestion qui l’accompagne depuis le lancement du projet. Fréquentation à 40 % du potentiel moyen du local choisi, fiche technique intégrant une part de 30 % des matières premières dans le coût de ses plats au lieu de 25 %, etc., le tout reposant sur un tarif moyen modique de 13 € / plat. Sa carte repose sur des produits frais originaires de la région et une cuisine libanaise authentique.

De son aveu même, le plus difficile a été de trouver le local. Pour des raisons financières, il ne souhaite pas reprendre un fonds de commerce mais réaliser une création in-extenso. Même s’il devra s’acquitter d’un pas de porte, son coût est sans commune mesure avec les prix du marché d’un restaurant. De plus, l’idéal eut été de reprendre le fonds d’un restaurant libanais déjà existant, mais… c’est justement parce que l’offre de cette spécialité sur la région nantaise est faible que le projet prend tout son sens.

Pour le local, les contraintes d’accessibilité, d’évacuation des effluents et fumées (les normes au sens large du terme) ont représenté le challenge le plus ardu. Après une première opportunité qui n’a pu aboutir, Imad a enfin trouvé son local rue Copernic. Ce n’est peut-être pas la zone de chalandise la plus porteuse pour son activité, mais il compte sur la rareté de son offre pour générer du trafic. De plus, digital native, fortement impliqué dans la vie associative de son université, membre actif de son bureau des élèves, organisateur d’événements festifs, Imad dispose sur le « net » d’un puissant réseau de clients potentiels.

Et du côté du financement ?

Eh, c’est souvent la pierre d’achoppement d’une création, mais dans le cas présent, le banquier a été séduit par le caractère volontaire du porteur et le murissement du projet. Il est vrai que le trésor de guerre constitué par les différents jobs occupés a pesé lourd dans la balance : l’apport personnel représentant plus de 40 % du budget. La société est créée, les statuts rédigés par un professionnel et même le site internet est dans les tuyaux.

Le lancement est prévu dans les semaines à venir. Bref, y’a plus qu’à ! Sachant qu’Imad compte faire de son premier établissement à la fois le vaisseau amiral et le laboratoire de son grand projet pour monter sa chaîne de restaurants libanais en nom propre ou en franchise.

Toute l’équipe de my-Forum souhaite bonne chance à ce « serial – restaurateur » dont nous ne manquerons pas de suivre au plus près le parcours.

 

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